lundi 19 février 2018

Ferran. Les bonnes raisons









Les bonnes raisons 




On commence par tuer les oiseaux 

parce qu’il y en a trop 

les couleuvres 

parce que si on les laisse faire… 

les hérissons trottant comme de petits porcs 

parce que ça serait-y pas des fois nuisible 

puis on tire sur les biches tremblantes 

parce que c’est fait pour ça 

sur les ânes sauvages qui broutent 

dont le dos frissonne sous les mouches 

parce que ça sert à quoi voulez-vous me le dire 

et puis ils puent de plus ils bouffent tout les salauds 



enfin un beau jour on s’en va

lâcher des bombes sur les viêts 

parce que ce bétail-là 

croyez-moi 

c’est pas catholique.
 




Pierre Ferran



sans commentaire


dimanche 18 février 2018

Le dimanche il n''y a pas photo


Le dimanche il n'y a pas photo, si ce ne sont quelques chiens (en général des labradors) 
puis des femmes (en général élégantes) 
puis des hommes (uniquement élégants) 
puis les G.A.M.B. (se prononce avec l'accent anglais).
























les G.A.M.B.
Grace, Audrey, Marilyn et Brigitte




Grace


















Audrey
















Marilyn



















Brigitte






















samedi 17 février 2018

Molière





Molière meurt le 17 février 1673. Il y a 345 ans.




Exposé à la Comédie-française, le fauteuil de Molière utilisé dans Le Malade Imaginaire.





*

Molière n’a pas signé la renonciation à sa profession de comédien. Le rituel du diocèse de Paris subordonne l’administration des sacrements à cette renonciation. Il ne peut donc recevoir une sépulture religieuse.

Vu la notoriété du mort, l’Église est embarrassée. Le curé de Saint-Eustache ne peut, sans faire scandale, l’enterrer en faisant comme s’il n’avait pas été comédien. Et, de l’autre côté, refuser une sépulture chrétienne à un homme aussi connu du public risquait de choquer. Le seul moyen est de s’adresser à l’archevêque qui a seul pouvoir d’interpréter son règlement en montrant que le comédien est mort en bon chrétien, qu’il avait l’intention de se confesser, qu’il en a été empêché par des contretemps. L’archevêque, après enquête, « eu égard aux preuves » recueillies, permet au curé de Saint-Eustache d’enterrer Molière, à deux conditions « sans aucune pompe et hors des heures du jour ».

*




vendredi 16 février 2018

Edouard Baer. "Vous savez, moi..."








Il est attesté que ce monologue d'Edouard Baer dans Astérix et Obélix, mission Cléopâtre est une improvisation. La caméra continua de tourner - on remarque que Jamel Debbouze semble agacé - et Alain Chabat décida d'inclure in extenso cette scène devenue "culte", à la stupéfaction d'Edouard Baer d'ailleurs, qui se plait parfois à narrer l'anecdote. 





Claude Rich (Panoramix) :

"C'est une bonne situation, scribe ?"



Edouard Baer (Otis) :

"Vous savez, moi je ne crois pas qu'il y ait de bonne ou de mauvaise situation. Moi, si je dois résumer ma vie aujourd'hui avec vous, je dirais que c'est d'abord des rencontres. Des gens qui m'ont tendu la main, peut-être à un moment où je ne pouvais pas, où j'étais seul chez moi. Et c'est curieux de se dire que les hasards, les rencontres forgent une destinée... Parce que quand on a le goût de la chose, quand on a le goût de la chose bien faite, le beau geste, parfois on ne trouve pas l'interlocuteur en face je dirais, le miroir qui vous aide à avancer. Alors ce n'est pas mon cas, comme je disais là, puisque moi au contraire, j'ai pu : et je dis merci à la vie, je lui dis merci, je chante la vie, je danse la vie... Je ne suis qu'amour ! Et finalement, quand beaucoup de gens me disent "Mais comment fais-tu pour avoir cette humanité ?", je leur réponds très simplement, je leur dis que c'est ce goût de l'amour qui m'a poussé aujourd'hui à entreprendre une construction mécanique, mais demain qui sait ? Peut-être seulement à me mettre au service de la communauté, à faire le don, le don de soi..."





mercredi 14 février 2018

Henri Pichette. Je me perpétuerais






Je me perpétuerais


Je me perpétuerais et toi, tel un goéland, tu me couperais de ton aile... Comme je t'appartiens!
Tu as le sens des mouvements qui me grisent, et la diction d'un fanal. Mes flots se teintent.
Tu renverses l'azur en moi. Tu jalonnes mon ventre d'ifs tout allumés. C'est la fête. Je deviens poreuse. Tu m'échevelles. je t'accompagne. Nous descendons au ralenti un escalier de pourpre, je me voile dans l'écume, le vent se lève, tu t'effaces devant les portes, où suis-je?

Mais tu ne réponds pas, tu m'inspires des flambeaux de passage, tu déplies soigneusement la volupté, tu détournes ma soif, tu me prolonges, tu me chrysalides et je suis de nouveau élue. Alors je danse, je danse, je danse ! comme une flamme debout sur la mer ! les paupières fermées. Ta patience fait mon bonheur. Je suis nue, j'en ai conscience et je te remercie parce que la fin de la folie est imprévisible. Tu échafaudes des merveilles. Tu me crucifies à toi. Le plaisir est doucement douloureux. Je suis bien.

Laisse-moi te dire : j'ai besoin de me sentir voyagée comme une femme. Depuis des jours et des nuits, tu me révèles. Depuis des nuits et des jours, je me préparais à la noce parfaite. Je suis libre avec ton corps. Je t'aime au fil de mes ongles, je te dessine. Le coeur te lave. Je t'endimanche. Je te filtre dans mes lèvres. Tu te ramasses entre mes membres. Je m'évase. Je te déchaîne.



Henri Pichette
In Les Epiphanies






Georges Mathieu
Seuil ultime


Georges Mathieu est né en 1921 à Boulogne-sur-mer. Il n’a fait aucune école d’art avant de se lancer dans la peinture, dans la plus grande solitude. Très vite, il rencontre dans le Paris d’après-guerre, Wols, Atlan, Hartung et s’affirme comme l’acteur et l’instigateur de l’abstraction lyrique. Peintre et penseur, homme de grande culture, Mathieu a la conviction très tôt de faire un art total qui fait table rase de la beauté platonicienne. Il opère une révolution sémantique : le signe précède le sens, l’image plastique précède l’idée.




mardi 13 février 2018

Henri Pichette. Je secoue l'arbre nuitier


Les Perséides. Photo NASA






        • Je secoue l'arbre nuitier 





Je secoue l'arbre nuitier
Les étoiles tombent dans mon drap,
Ô la !
Je les tâte du bout du pied,
Je les mange de mes yeux,
Couche avec moi si t'en veux.


Henri PICHETTE
in Les Épiphanies





Dessin de Georges Pichard
(1920-2003)



lundi 12 février 2018

Snoopy & Co. Celebration






Hommage à Charles M. SCHULZ,
le créateur de Peanuts
mort le 12 février 2000





On December 14th of 1999, a few weeks after discovering he had cancer, cartoonist Charles Schulz wrote the following open letter and announced his retirement from drawing the Peanuts comic strip — a widely adored publishing phenomenon that was read by hundreds of millions of people during its 50 year lifespan.

Sadly, just two months after writing the letter, on February 12th of 2000, Charles Schulz passed away. The next day, the last Peanuts strip — also seen below — was published as planned.







La lettre ouverte de Charles M.SCHULZ à ses centaines de millions de fidèles de par le monde...   





Et l'illustration de Charles M. Schulz ...
en forme de testament prémonitoire,
particulièrement émouvante.

*    

- Cheers ! dear mister Schulz, we won't forget you !





dimanche 11 février 2018

Le dimanche il n'y a pas photo


Le dimanche il n'y a pas photo, si ce ne sont quelques chiens (en général des labradors) 
puis des femmes (en général élégantes) 
puis des hommes (uniquement élégants) 
puis les G.A.M.B. (se prononce avec l'accent anglais).













































































les G.A.M.B.
Grace, Audrey, Marilyn et Brigitte




Grace


Grace Kelly by Jean Howard for Vogue magazine, 1954.












Audrey













Marilyn



Marilyn Monroe at the Royal Court Theatre, 1956.


Marilyn Monroe photographed by Richard Avedon, 1957


“Some Like It Hot”, 1959


Brigitte