mercredi 20 avril 2016

Loup, Lou & La Mort du Loup (extrait) pour les gentils loulous


1-

Lechim Authex ouvre le bal...


...Promenons nous dans les bois
 pendant que le loup n'y est pas
si le loup y était…


Loup y es-tu ?

- Loup y es-tu ?
Que fais-tu ?
- Je mets ma culotte !
Mais tu n'es pas dans le coup, le loup
Tu n'es pas dans le coup !
Ta culotte est rigolote,
Mais lis donc les magazines
Tous les loups portent des jeans !

- Loup y es-tu ?
Que fais-tu ?
- Je mets ma chemise !
- Tu n'es pas dans le coup, le loup
Tu n'es pas dans le coup !
Ta chemise te fait la mine grise,
Et les loups portent plutôt
Des T-shirts rigolos ou des polos !

- Loup y es-tu ?
Que fais-tu ?
- Je mets mes sabots !
- Tu n'es pas dans le coup, le loup
Tu n'es pas dans le coup !
Tes sabots sont rococo,
Les loups portent des baskets
Et sur la tête, à l'envers, une casquette !

L.A.
Et sur la tête, à l'envers, une casquette !
©123RF  



2-     

et, en bonne compagnie, il convoque

 Guillaume:




Guillaume Apollinaire est né en 1880. Il meurt en 1918. Il a 38 ans.

Poèmes à Lou est le fruit d'une relation brève et ardente avec Louise de Coligny-Châtillon, dite Lou, une belle aristocrate rencontrée à Nice en 1914. Elle fera languir son prétendant amoureux, fou d'elle. Sans jamais céder ?

Apollinaire s'engage alors dans le régiment d'artillerie de Nîmes. Sa vie dans les tranchées lui inspirera une correspondance passionnée, à laquelle Lou succombera, ou résistera, selon les biographies. Mais toujours en se jouant de cet amour avec... légèreté. 

Le ptit Lou s'ébattait dans un joli parterre
Où poussait la fleur rare et d'autres fleurs itou
Et Lou cueillait les fleurs qui se laissaient bien faire
Mais distraite pourtant elle en semait partout
Et perdait ce qu'elle aime

Morale

On est bête quand on sème

In Troisième fable

                                                             * * *



Adieu est un poème très connu d’Apollinaire en acrostiche (c'est-à-dire que tous les débuts de vers forme un mot : Lou)




3-


et avec Alfred il "meurt sans jeter un cri"...



Alfred de Vigny (1797-1863)  La mort du loup (court extrait)

On a beau être loup, on n’échappe pas à son irrémédiable destin. Chez Vigny, le loup meurt comme Cyrano, avec panache !
(…)
Les couteaux lui restaient au flanc jusqu'à la garde,
Le clouaient au gazon tout baigné dans son sang ;
Nos fusils l'entouraient en sinistre croissant.
Il nous regarde encore, ensuite il se recouche,
Tout en léchant le sang répandu sur sa bouche,
Et, sans daigner savoir comment il a péri,
Refermant ses grands yeux, meurt sans jeter un cri.
(…)

____________________
et pour aller un peu plus loin avec l'esperluette



Le signe & résulte de la ligature des lettres e et t pour abréger l'écriture du mot et
Ce symbole était déjà utilisé à l'époque romaine. On en attribue l'invention à Tiron (Marcus Tullius Tiro), secrétaire de Cicéron et auteur d'une méthode de sténographie (cf. les notes tironiennes).

Ses premières traces ont été retrouvées sur un fragment de papyrus datant de l'Empire Romain.
Ce signe, très utilisé autrefois, ne l'est plus aujourd'hui en français que dans le domaine commercial dans les raisons sociales (Sciences & Vie, Nature & Découvertes, etc...).

Son utilisation commerciale explique sa présence sur les claviers de machines à écrire dont les caractères ont été repris sur les claviers d'ordinateurs.

L'origine des mots « esperluette » ou « esperluète » et « perluète » fait l'objet de plusieurs hypothèses :

Il viendrait du latin perna (jambe, cuisse) et sphaerula (petite sphère) et uvula (luette);
Il aurait représenté autrefois la 27ème lettre de l'alphabet;
Les enfants auraient rajouté à leur récitation un mot fabriqué à partir d'épeler et de pirouette, qui, par jeu, aurait donné pirlouette.

Un des plus beaux mots de la langue française, tant par sa sonorité que par le symbole d'union qu'il représente, il charme notre oreille et lie joliment nos idées. Ian Tschichold (typographe, enseignant et écrivain) dit ainsi : « L'Esperluette est la clé de sol de notre écriture ».

Dans son dessin, « Amour de Ronsard et Esperluette », Matisse la représente à côté d'un couple enlacé. Une manière de souligner que sa façon de dessiner est comme la calligraphie, pleine de grâce et de légèreté.


Dessin de Henri Matisse 
Amours de Ronsard et esperluette





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